Publi le lundi 26 novembre 2007

Doit-on restreindre le droit de grève dans le transport en commun?

26 11 2007

Le ministre du travail du Québec David Whissel étudie la possibilité de retirer le droit de grève dans le transport en commun et il pourrait même décider de garder le statu quo.

En entrevue ce midi à l'émission Gauthier, le président du syndicat des chauffeurs d'autobus du STM, comme il fallait s'y attendre, s'est prononcé contre le retrait du droit de grève dans le transport en commun, sous prétexte qu'il n'y aurait plus de place pour la négociation, et que ce n'était pas nécessaire à Montréal, puisque la dernière fois que les chauffeurs à Montréal ne sont tombés en grève c'était il y a 20 ans.

C'est peut être vrai pour Montréal, mais si on prend la ville de Québec, elle a eu plus que sa part de grèves dans le transport en commun aux cours des trente dernières années, que ce soit du syndicat des mécaniciens, ou encore du syndicat des chauffeurs tous deux affiliés à la CSN.

Pour les 60 000 usagers du transport en commun de la ville de Québec, le statu quo est impensable, d'autant plus que les services essentiels ne sont donnés que sur les heures de pointe et souvent seulement sur les jours de semaine, ce qui prive bien des gens qui ont des horaires atypiques de pouvoir aller travailler, souvent pour un salaire minimum et qui doivent faire du pouce, marcher des heures, ou encore prendre des taxis.

Si le gouvernement tient absolument à restreindre le droit de grève dans le transport en commun, au lieu de sortir une loi interdisant le droit de grève, alors que l'on adapte loi des services essentiels aux besoins réels des usagers.





1 Commentaire :

Commentaire écrit le lundi 26 novembre 2007 à 22:13:20 (lien)
lucien - http://saleetmechant.viabloga.com/
Bien visé! Adapter une loi qui respecte les usagers et qui permet aux grévistes de protester, ça doit exister.


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